Atelier lancement projet de recherche sur les interactions Climat – Eau – Migration – Conflits

Dans le cadre du lancement du projet “Gérer les interactions entre les migrations et les conflits dus aux changements climatiques et à l’eau en vue de renforcer la résilience des communautés dans le Bassin du Congo”, le Centre de Recherche en Ressources en Eaux du Bassin du Congo (CRREBaC), a organisé un atelier de réflexion et d’échanges au tour des liens entre Climat, Eau, Migration et Conflits dans le Bassin du Congo afin de finaliser et lancer le Projet.
La cérémonie d’ouverture ainsi que les travaux ont connu la participation active de plusieurs institutions dont la Présidence, le Sénat, l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo, les Ambassades du Canada, de la RCA près la RDC, l’Université de Kinshasa, des organismes internationaux et nationaux, scientifiques et étudiants du secteur de l’eau ou des secteurs connexes.

Comment gérer les ressources en eau du bassin du Congo ?

Le bassin du Congo a un régime hydrologique régulier avec des variabilités différentes en saison de pluie et en saison sèche. Cette ressource est, cependant, presque entièrement inexploitée. Elle ne contribue que de façon marginale au développement de la RDC.

Avec le phénomène du changement climatique qui accentue la migration interne et externe à l’est et dans la partie orientale de la RDC, les ressources en eau du bassin du Congo est déjà en train de subir la pression, selon les spécialistes.

Des discussions sur le transfert de l’eau du bassin du Congo dans le lac Tchad sont suffisamment avancées avec la création au niveau des Nations unies d’un fonds qui doit servir au transfert de l’eau dans le lac Tchad qui a perdu 80 % de sa superficie en 40 ans.

  • Comment bien gérer les ressources en eau du bassin du Congo ?
  • Comment faire face aux nouveaux enjeux dus à la migration tout autour et à proximité du bassin du Congo ?
  • Pourquoi est-il important de mener des recherches scientifiques sur les ressources en eau du bassin du Congo ?

Des plus amples informations dans Echo du développement présenté par Taty DILENGENDJU Mapuku.

Source : Radio Okapi

Utilisation des variables biophysiques à l’estimation des besoins en eau des cultures dans les conditions agro-climatiques de la RDC/ Cas du Zea mays(L.) cultivé au Parc Agro Industriel de Bukanga Lonzo

L’agriculture, activité de base pour le maintien de l’homme sur la terre, est aussi exposée aux aléas climatiques. En RDC, les potentiels en terres arables et précipitations étant élevés, le manque de connaissance sur les besoins en eau de culture constitue une grande barrière à la mobilisation rationnelle de ressources en eau, et à une production agricole durant toute l’année. Le recours à la télédétection est un moyen nécessaire pour estimer les besoins en eau de cultures sur les grandes étendues, par conséquent mobiliser rationnellement les ressources en eau sur les grandes surfaces.
L’objectif principal de cette étude est d’estimer les besoins en eau des cultures par les approches de télédétection dans les conditions agro-climatiques du parc Agro-industriel de Bukanga Lonzo, afin de ressortir celle la mieux adaptée. Pour ce faire, les variables biophysiques extraites de trois images satellites landsat 7 et 8 (16/04/, 08/05/ et 17/06/2015) couplées aux données climatiques collectées à la METELSAT ont été estimées. Les approches de FAO-56 ont utilisé la relation mathématique INDV (Indice Normalisé de Différence de Végétation) et le Kc( coefficient cultural), tandis que l’approche analytique a recouru à l’équation directe de Penman Monteith. L’interpolation a été faite à partir des coefficients culturaux estimés.

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Les résultats ont montré que le besoin en eau de maïs s’évalue à 5,705 mm(91%) pour l’approche simple, 4,822 mm(77% ) pour l’approche double, et 2,497 mm(40% ) pour l’approche analytique. Comparativement au témoin qui estime à 6,27 mm, l’approche simple de FAO-56 reste souhaitée. En considérant l’interpolation, le besoin en eau de maïs se mesure à 174 mm pour l’approche préférée dans la zone d’étude. Il est également souligné une forte corrélation entre les deux approches de FAO-56, car il est évalué à 0,99 pour le besoin en eau de maïs.

Mots clés : variables biophysiques, besoins en eau de maïs par télédétection et SIG, conditions agro-climatiques, approches de FAO-56, approche analytique

Auteurs : Eric K. Tshitende, Raphael M. Tshimanga, Pierre M. Kabuya, Jules T. Beya, Fidele M. Kasangadjo, Jean-Felly K. Ngandu, Landry N. Nkaba.

Contribution à la cartographie des inondations et l’évaluation de leurs impacts dans les sous-bassin versant non jaugés du fleuve Congo: cas du sous bassin versant de la Lukaya

Les inondations sont parmi les catastrophes naturelles qui occasionnent des pertes économiques, sociales et environnementales significatives. Au cours de la dernière décennie, elles sont devenues plus courantes, intenses et moins prévisibles souvent liées à des phénomènes météorologiques extrêmes. Elles représentent plus de 40% des cas enregistrés dans le bassin du Congo comparativement à d’autres cas des événements extrêmes naturels. Cette étude sur la cartographie des zones inondables dans le bassin versant de Lukaya, particulièrement dans sa partie de Kasangulu et sa partie avale est menée afin de renforcer le processus de prise de décision sur la gestion des inondations.

La méthodologie utilisée dans ce travail a consisté à la modélisation en deux dimensions des écoulements avec le modèle hydrodynamique HEC-RAS 5.0.1 dans le bassin versant de la rivière Lukaya. Les données d’entrée au modèle utilisées pour simuler les écoulements sont telles que les débits journaliers, calculés à partir de l’équation empirique de Turazza en utilisant les précipitations CHIRPS, les données topographiques du bassin versant de la Lukaya, caractérisé à partir du logiciel ILWIS 3.4.

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Les résultats ont montré que c’est l’année 2008 qui a connu une grande hauteur d’eau d’inondation(2,83 m), suivie de l’année 2013 et l’année 2010 vient en dernière position avec 1,35 m. Les résultats sur la partie avale montrent que c’est l’année 2008 qui a connu une grande hauteur d’eau d’inondation (3,50 m), suivie de 2013 et l’année 2016 vient en dernière position avec 2, 43 m. Les résultats sur les superficies susceptibles d’être inondées ont montré que c’est dans la partie avale où les grandes superficies ont été inondées environ 11707200 m2 (soit 1 170,72 ha), contre7482600 m2 (soit 748,26 ha) en amont. La carte d’inondation a montré que le camp ONATRA, la carrière de SAFRICAS, le maraichage près du marché de Kasangulu, la ferme MinoCongo, l’usine de traitement d’eau potable de la REGIDESO, la cité de Kimwenza sont les quelques éléments ayant été touchés par les inondations survenues dans ce bassin versant de la Lukaya. Ces résultats ont été validés par une descente sur terrain, et se conforment également à la situation observée sur terrain en 2011 et 2012.

Mots clés : Inondation, bassin versant de Lukaya, CHIRPS, Modélisation, HEC-RAS 5.0.1, cartographie,

Par Eric K. Tshitende, Raphael M. Tshimanga, Pierre M. Kabuya, Rachel M. Mpunga, Martin T. Kabantu, Jules T. Beya, Fidèle M. Kasangadjo, Landry N. Nkaba, Jean-Felly K. Ngandu

La quantification des pertes d’eau dans le système d’approvisionnement en eau potable, cas de la ville de Kinshasa – RDC

La Banque mondiale estime que près de 45 millions de mètres cubes d’eau sont perdus chaque jour à cause de fuites dans les systèmes d’approvisionnement en eau des pays en développement, tandis que 30 millions de mètres cubes d’eau livrés aux clients sont perdus non facturés, en raison d’erreurs de mesure, de vols et de pertes. erreurs de facturation. Comme dans la plupart des pays en développement, le système d’approvisionnement en eau de Kinshasa n’est pas à l’abri de ce problème. Il fait face à plusieurs défis, parmi lesquels des fuites à travers le système de distribution, une alimentation en eau inadéquate et peu fiable, de nombreuses zones non connectées, une facturation incohérente et le refus de payer des factures par des clients mal servis.

L’objectif de cette étude était de quantifier les pertes en eau dans les zones urbaines de Kinshasa desservies par l’Office National de distribution de l’eau (REGIDESO), afin d’optimiser la gestion du système d’approvisionnement. La méthode du bilan hydrique a été utilisée pour quantifier les pertes apparentes et réelles telles que proposées par la meilleure approche IWA. L’eau non comptabilisée représente entre 45 et 69% de l’eau fournie, tandis que l’eau non payée varie entre 53 et 78%. La perte réelle d’eau a été estimée à 2% et les pertes apparentes à ± 98% de l’eau l’entrée total du système. L’inefficacité de la facturation liée aux factures à taux forfaitaire dans les zones où vivent la plus grande population non connectée a représenté 80% des pertes apparentes.

Enfin, les différentes stratégies de gestion ont été proposées pour une gestion optimale et durable des pertes en eau de la compagnie des eaux.