La quantification des pertes d’eau dans le système d’approvisionnement en eau potable, cas de la ville de Kinshasa – RDC

La Banque mondiale estime que près de 45 millions de mètres cubes d’eau sont perdus chaque jour à cause de fuites dans les systèmes d’approvisionnement en eau des pays en développement, tandis que 30 millions de mètres cubes d’eau livrés aux clients sont perdus non facturés, en raison d’erreurs de mesure, de vols et de pertes. erreurs de facturation. Comme dans la plupart des pays en développement, le système d’approvisionnement en eau de Kinshasa n’est pas à l’abri de ce problème. Il fait face à plusieurs défis, parmi lesquels des fuites à travers le système de distribution, une alimentation en eau inadéquate et peu fiable, de nombreuses zones non connectées, une facturation incohérente et le refus de payer des factures par des clients mal servis.

L’objectif de cette étude était de quantifier les pertes en eau dans les zones urbaines de Kinshasa desservies par l’Office National de distribution de l’eau (REGIDESO), afin d’optimiser la gestion du système d’approvisionnement. La méthode du bilan hydrique a été utilisée pour quantifier les pertes apparentes et réelles telles que proposées par la meilleure approche IWA. L’eau non comptabilisée représente entre 45 et 69% de l’eau fournie, tandis que l’eau non payée varie entre 53 et 78%. La perte réelle d’eau a été estimée à 2% et les pertes apparentes à ± 98% de l’eau l’entrée total du système. L’inefficacité de la facturation liée aux factures à taux forfaitaire dans les zones où vivent la plus grande population non connectée a représenté 80% des pertes apparentes.

Enfin, les différentes stratégies de gestion ont été proposées pour une gestion optimale et durable des pertes en eau de la compagnie des eaux.

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