Atelier de formation sur la modélisation hydrologique

Université Rhodes, Grahamstown, Afrique du Sud
Du 27 février au 3 mars 2017

L’objectif principal de cet atelier était de proposer une formation à l’utilisation de modèles hydrologiques à l’échelle du bassin. Cependant, il a également été jugé approprié d’inclure d’autres présentations et discussions sur l’utilisation de modèles hydrauliques détaillés de plaines inondables (en particulier LISFLOODFP) ainsi que sur la modélisation des sédiments.

L’objectif de la première journée portait sur l’utilisation du modèle Pitman dans le cadre de la modélisation intégrée de l’Université de Rhodes (Institute for Water Research) (SPATSIM). Prof Hughes a présenté un bref aperçu des installations génériques (indépendantes du modèle) disponibles dans SPATSIM pour stocker, gérer et analyser les données hydrologiques et comment ces données peuvent être liées aux exigences d’entrée / sortie d’un large éventail de modèles (y compris Pitman, modèle pluie-ruissellement à l’échelle du bassin) grâce à une interface de données spatiales qui utilise des fichiers de formes. L’accent a ensuite été mis sur l’application du modèle Pitman lui-même et sur la version du modèle qui peut être appliquée, y compris les versions permettant l’analyse de l’incertitude.

La deuxième journée s’est poursuivie avec le modèle Pitman et le professeur Tshimanga avait expliqué aux participants à l’atelier les différentes étapes de la mise en place du modèle, en utilisant un exemple travaillé d’une partie du Bassin du Congo. Les participants à l’atelier avaient tous reçu les logiciels et les données nécessaires pour acquérir une expérience pratique de la mise en place du modèle. La session de l’après-midi s’était concentrée sur le modèle hydrodynamique LISFLOODFP, développé à l’Université de Bristol. Le professeur Paul Bates a présenté une partie du contexte du modèle ainsi que les détails de sa structure et des exemples d’applications dans d’autres parties du monde.

Le mercredi matin, les travaux se sont poursuivis autour des thèmes en rapport avec les deux modèles et les possibilités de les relier, tandis que l’après-midi a été consacré à une visite sur le terrain dans les environs de Grahamstown. Kyle Smetherton et Jane Tanner ont présenté aux participants à l’atelier certaines questions intéressantes relatives aux liens entre les ressources en eau de surface et souterraines dans le district de Grahamstown.

Le jeudi matin avait été consacré aux présentations des doctorants du projet CRuHM ainsi que certains des étudiants de troisième cycle qui font des recherches de maîtrise ou de doctorat à l’Université Rhodes, dans des domaines liés au projet CRuHM (Pitman et LISFLOODFP). Il y a eu des discussions intéressantes autour de ces projets, y compris les propositions de projets des quatre étudiants qui font partie du projet CRuHM.

Jeudi après-midi était consacré à une séance supplémentaire de pratique de modélisation Pitman pour les participants. Cependant, l’exemple du Bassin du Congo qui était utilisé plus tôt dans l’atelier, a présenté un certain nombre de défis pour obtenir des résultats de modèle raisonnables et le temps nécessaire pour compléter correctement l’exercice de modélisation avait fait défaut. Ce «problème» a mis en évidence certaines des questions relatives à l’établissement d’un modèle pluie-débit dans une nouvelle zone et n’avait donc pas été un gaspillage du temps de l’atelier.

Vendredi matin, la discussion avait été dirigée par le professeur Paul Bates, qui a interrogé tout le monde sur les problèmes les plus difficiles auxquels ils ont dû faire face en poursuivant leurs études de doctorat, et les conseils qu’ils donneraient aux futurs étudiants de troisième cycle. La deuxième partie de la matinée et de l’après-midi était réservée à la planification du projet CRuHM, y compris les plans pour l’atelier de formation de Bristol qui se tiendrait en juin 2017.

Dans l’ensemble, l’atelier a évolué vers un atelier de partage d’informations, où les participants ont été exposés au contexte et quelques détails des différentes approches de modélisation hydrologique et hydraulique qui sont utilisées dans le projet CRuHM. Ceci n’est pas considéré comme un résultat négatif car seuls Pierre Kabuya et Gode Bola ont l’intention d’utiliser le modèle Pitman directement dans leurs projets de recherche et ils reçoivent une formation détaillée dans leurs institutions d’accueil. Il était très utile, lors de cette première session de formation du projet, que tous les participants (et certains membres du personnel de l’Université de Rhodes non directement impliqués dans le projet) aient un aperçu du modèle LISFLOODFP et des approches à adopter à l’Université de Dar es-Salaam pour la modélisation des sédiments. Cette exposition pourrait conduire à une coopération accrue entre les institutions partenaires à l’avenir.

About Author

Connect with Me:

Leave a Reply