Atelier de lancement du projet (Cercle Elais, du 04 au 7 Juillet 2016)

L’une des principales activités identifiées pour la mise en œuvre du projet CRuHM était l’organisation d’un atelier de lancement des activités. Cet atelier était donc une occasion unique pour les partenaires du consortium de se rencontrer entre eux et avec d’autres experts locaux, pour harmoniser les objectifs du projet, confronter différentes approches avec les réalités du terrain, et de se familiariser avec la réalité locale dans la mise en œuvre du projet. L’atelier était également une opportunité pour partager l’expérience dans ce domaine de recherche relativement nouveau dans le bassin du fleuve Congo. De telles expériences englobent les cas d’application des bassins d’Amazon, Orange, Zambèze et Pangani. Aussi les applications de modèles tels que Pitman, LISFLOOD, Weap, et les modèles SWAT, etc.

  • Cet atelier était une étape cruciale dans la mise en œuvre du projet CRuHM et avait mis l’accent sur les objectifs suivants :
  • Obtenir une meilleure compréhension du contexte international, régional et local de la mise en œuvre du projet et ses résultats attendus ;
  • Faire un état de lieu sur les informations de base dans le Bassin du Congo et évaluer les lacunes d’informations en rapport avec les objectifs et résultats du projet ;
  • Évaluer le cadre méthodologique comprenant les approches, les ressources et technologie disponibles, les plans et la praticabilité de longues campagnes de terrain ainsi que des programmes de formation en vue d’atteindre les résultats du projet ;
  • Expliquer les rôles et les attentes de membres du groupe de programme de recherche ;
  • Discuter des plans de recherche et les questions scientifiques à traiter ;
  • Rencontrer les utilisateurs finaux du fleuve Congo et déterminer comment la recherche peut aider à répondre à certains de leurs besoins et recueillir les contributions des parties prenantes.

Dans le cadre de renforcement des capacités de recherche, l’Organisme de Renforcement des Capacités DFID, collabore avec l’institut de Médecine Tropicale de Liverpool pour évaluer la capacité de recherche des institutions bénéficiaires du projet, c’était aussi l’un des objectifs de cet atelier.

L’atelier visait les parties prenantes, qui ne sont pas nécessairement dans le secteur de l’éducation et de la recherche, mais qui œuvrent dans le domaine de la gestion et utilisation ressources en eau du bassin du fleuve Congo. Ceux-ci comprenaient:

  • Les membres du consortium CRuHM, à savoir l’Université de Kinshasa, l’Université de Dar es Salaam, l’Université Rhodes, l’Université de Bristol, et l’Université de Leeds ;
  • Les institutions locales et régionales impliquées dans la gestion des ressources en eau ;
  • Les représentants des projets de développement ;
  • L’Invitation était également ouverte à d’autres chercheurs internationaux ayant un intérêt dans l’amélioration de la connaissance des processus hydrologiques du bassin du Congo.

Le tableau ci-dessous fournit des détails sur les institutions participantes :

 

No

Institution

Country

Number

1

Université de Kinshasa

RDC

11

2

Université de Dar es Salaam

Tanzanie

2

3

Université de Rhodes

Afrique du Sud

2

4

Université de Bristol

Royaume Uni

2

5

Université Leeds

Royaume Uni

1

6

Liverpool School of Tropical Medicine

Royaume Uni

2

7

PANAV

RDC

1

8

Ministère de Transport/RVF

RDC

2

9

Ministère de l’Environnement/DRE

RDC

1

10

Ministère de la Recherche

RDC

1

11

Ministère de l’Energie /SNEL

RDC

1

12

Ministère de l’Energie/REGIDESO

RDC

1

11

ERAIFT

RDC

1

12

CICOS

RDC

1

13

CRENK-K

RDC

2

14

WWF

RDC

1

15

Ambassade Britanique/DFID/Kinshasa

RDC

1

16

Banque Africaine de Développement

RDC

1

Total

34

L’approche de l’atelier avec les parties prenantes était principalement basée sur des présentations interactives et des discussions participatives dirigées par des personnes ressources. Les animateurs comprenaient des personnes ressources du consortium CRuHM, des services hydrologiques nationaux, des projets de développement, et des organisations du Bassin du Congo.

Étant donné que l’atelier a réuni plusieurs parties prenantes et utilisateurs finaux liés au secteur de l’eau du Bassin du Congo, le centre-ville a été identifié comme le meilleur emplacement pour accueillir l’atelier. Le centre-ville est situé à environ 30 km de l’institution hôte, l’Université de Kinshasa. Tous les participants étrangers ont également été logés dans le centre-ville. Une traduction simultanée a été utilisée pour accommoder les participants anglophones et francophones.

Les principales activités lors de l’atelier de lancement étaient:

  • Visite d’introduction à l’institution hôte, l’Université de Kinshasa,
  • Réunion des membres du consortium,
  • Réunion des parties prenantes,
  • Développement de la capacité de recherche,
  • Reconnaissance de terrain.

Visite d’introduction à l’institution hôte, l’Université de Kinshasa

La figure suivante montre les membres du consortium CRuHM à l’Université de Kinshasa, où ils ont été accueillis et ont échangé respectivement avec le Recteur de l’Université de Kinshasa, le Secrétaire Général Académiques et le Vice-doyen chargé de la Recherche de la Faculté des Sciences Agronomiques.

Visite des membres du consortium CRuHM à l’Université de Kinshasa

Étant donné que c’était la première fois que plusieurs membres du consortium se réunissaient, une réunion de réflexion avait été organisée entre eux, durant laquelle ils avaient eu l’occasion de mieux se connaître, d’harmoniser leurs points de vue et de mieux comprendre les contextes international, régional et local de la mise en œuvre du projet et les résultats attendus.

Session de réflexion des membres du consortium CRuHM à l’institution hôte

La figure ci-après montre les participants à la réunion des parties prenantes qui s’est tenue au Cercle Elais à Kinshasa du 05 au 06 juillet 2016, en présence de 34 participants issus de 17 institutions et de quatre pays. Dans l’ensemble, l’atelier comprenait quatre sessions principales, à savoir:

  • Introduction à l’organisation du bassin hydrographique et aux services hydrologiques (perspective internationale);
  • Introduction au Bassin du Congo: connaissances actuelles et lacunes en matière d’information ;
  • Projets de renforcement des capacités et de mise en valeur des ressources en eau dans le bassin du fleuve Congo ;
  • Les travaux en groupe.

L’invité d’honneur de l’atelier était le Secrétaire Général Administratif de l’Université de Kinshasa, le Professeur Miti. Il avait exprimé sa reconnaissance pour les efforts déployés pour mettre en œuvre le projet CRuHM, nécessaire pour relever les nombreux défis des ressources en eau dans le Bassin du Congo. Prof. Miti avait profité de l’occasion pour distribuer aux participants une série de livres d’un symposium tenu en 2010 sur les problèmes de ressources en eau dans le bassin du Congo et avait été heureux de voir se réaliser une des grandes recommandations de ce symposium de 2010, celle d’initier un projet tel que CRuHM. Les livres distribués identifiaient un certain nombre de défis et d’opportunités pour la gestion durable et le développement des ressources en eau dans le Bassin du Congo.

Participants à la réunion des parties prenantes

Introduction à l’organisation du bassin hydrographique et aux services hydrologiques (perspective internationale)

La session sur l’organisation du bassin fluvial et les services hydrologiques (perspective internationale) visait à fournir des normes mondiales sur les organisations des bassins versants et les services hydrologiques afin d’en établir un état comparatif, de combler les lacunes et d’identifier les besoins du Bassin du Congo. À cet égard, la situation des organisations des bassins hydrographiques et des services hydrologiques avait été présentée pour le Royaume-Uni (RU) et l’Afrique du Sud (RSA), où les observations clés suivantes ont été mentionnées:

  • Besoin de bons services hydrologiques et d’un suivi efficace du cycle de l’eau pour faire face aux défis liés aux conditions hydrologiques extrêmes (RU) ;
  • Bonne coordination entre l’Agence pour l’Environnement et le Bureau de Météorologie (Royaume-Uni) ;
  • Un réseau de collecte de données hydrologiques bien représenté au niveau des sous-bassins, en utilisant principalement les stations automatiques et parfois les stations manuelles (RU) ;
  • Un bon système d’information sur l’eau, accessible en ligne, pour un site donné (RSA) ;
  • De nombreuses stations ont été fermées en raison de ressources humaines limitées ; beaucoup de stations manuelles et quelques stations automatiques bien entretenues au niveau du sous-captage (RSA) ;
  • Pleine participation du gouvernement britannique afin de soutenir la recherche qui mène au développement durable.

Introduction au Bassin du Congo: connaissances actuelles et lacunes en matière d’information

Trois exposés étaient faits dans cette session et présentaient :

  • La vue d’ensemble du potentiel des ressources en eau du Bassin du Congo
  • Les services hydrologiques et la surveillance dans le Bassin du Congo
  • Le résumé des activités de recherche passées et récentes dans le Bassin du Congo

Dans l’ensemble, la séance a mis en évidence les notes clés suivantes :

  • Le potentiel du Bassin du Congo : deuxième au monde après l’Amazone, en termes de débit et zone de drainage; cinquième plus long fleuve du monde; régime régulier en raison de sa situation géographique (ligne équatoriale traversant le bassin); proportion de contribution par sous-bassin: C.central> Kasai> Lualaba> Oubangui> Sangha> Bas-Congo; usages de l’eau: navigation, hydroélectricité, environnement, irrigation, pêche et eau potable.
  • Le mandat de la Régie des Voies Fluviales (RVF) pour la gestion et l’entretien des voies navigables intérieures, soit 25 000 km.

Les présentations faites lors de cette session ont également mis en évidence le principal fossé entre la disponibilité de l’eau et l’accès aux ressources disponibles pour le développement socio-économique, essentiellement dû au manque de ressources techniques et d’informations pour une utilisation efficace des ressources. La figure ci-dessous illustre l’écart entre le potentiel hydroélectrique estimé à plus de 100 000 MW et le manque d’accès à l’énergie dans le bassin.

Fondamentalement, les défis de la gestion des ressources en eau dans le bassin comprennent le manque de données nécessaires à l’échelle spatio-temporelle requise, le manque d’information scientifique pour soutenir la prise de décision sur la gestion des ressources en eau, le manque de capacités techniques pour utiliser efficacement les ressources existantes, l’utilisation des terres et les changements climatiques, et l’absence d’un cadre de concertation qui encourage des solutions pratiques et innovatrices aux problèmes de ressources en eau. Il y a eu un déclin sensible des jauges fluviales depuis la période coloniale, ce qui empêche une surveillance adéquate dans le bassin. Environ 15 stations de jaugeage sont actuellement opérationnelles dans le pays, les plus anciennes ayant une série d’environ 114 années de données de débit. Beaucoup de données historiques ont été enregistrées et conservées dans des archives en papiers, qui doivent être numérisées.

Le manque de données a également empêché la réalisation de certaines recherches en particulier, en comparaison avec d’autres grands bassins hydrographiques du monde tels que l’Amazonie. (Une situation comparative en termes de résultats de recherche sur l’eau en Afrique (GIZ, 2013), et entre les bassins du Congo et de l’Amazonie (Alsdorf et al., 2016).

La principale conséquence de ce manque d’information sur la dynamique des ressources en eau du bassin est qu’il y a peu d’appréciation des impacts de d’occupation des sols et des changements climatiques dans le bassin.

Projets de renforcement des capacités et de mise en valeur des ressources en eau dans le bassin du fleuve Congo

Plusieurs projets sont menés dans le bassin du Congo en ce qui concerne le développement, la gestion et le suivi des ressources en eau. Cela inclut le projet sur la navigation (PANAV) financé par l’Union Européenne et hébergé par le ministère des Transports; le projet Transport sur les couloirs multimodaux Pointe-Noire Brazzaville / Kinshasa et Matadi-Kinshasa / Brazzaville-Bangui-Djamena, accueilli par la CEEAC; le projet sur la Gestion Transfrontalière des Ressources en Eau du Bassin du Congo (GETRACO) financé par la coopération allemande – GIZ, et hébergé par la CICOS; et le projet sur l’échantillonnage des sédiments dans le Bassin du Congo, financé par l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (IAA) et hébergé par le CRENK.

L’objectif de cette session était donc d’identifier les progrès réalisés dans la mise en œuvre des projets en matière de collecte de données, les objectifs de développement des ressources en eau afin d’identifier les zones de chevauchement, les collaborations possibles et établir des synergies.

Le projet PANAV a été mis en place par le biais du Fonds Européen de Développement (FED), afin d’améliorer la navigabilité des voies navigables intérieures en République Démocratique du Congo (RDC).

La convention de financement de 60 millions d’euros a été signée le 1er décembre 2010 entre la RDC et l’Union Européenne et visait trois principales voies navigables: Kinshasa – Kisangani sur le fleuve Congo, Kwamouth – Ilebo sur le Kasaï et le lac Tanganyika. L’objectif principal du projet consiste en quatre composantes qui comprennent: l’hydrographie et l’hydrologie, les installations et l’entretien des cours d’eau, les infrastructures portuaires et enfin le renforcement des capacités. Les résultats attendus comprennent l’établissement d’une étude hydrographique d’opération, des cartes bathymétriques fluviales et des données hydrologiques pour soutenir la gestion et l’amélioration de la navigation sur les tronçons choisis du fleuve Congo, avec la possibilité de développer un modèle hydrodynamique 1D; la mise en place d’un centre de traitement de données pour assister la RVF après la durée de vie du projet; créer des albums de navigation en utilisant des moyens modernes (images aériennes et directions GPS).

Le projet de transport sur des corridors multimodaux tels que Pointe Noire-Brazzaville / Kinshasa et Matadi-Kinshasa / Brazzaville-Bangui-Djamena est une initiative régionale visant à assurer la connectivité entre les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC). Dans le cadre du volet navigation de cette initiative régionale, des mesures de débits et de bathymétrie ont été effectuées dans certains affluents du fleuve Congo (Brazzaville-Kinshasa, rivière Oubangui à 605 km de la capitale, Sangha à Ouesso), y compris le Pool Malebo. La méthodologie a consisté en un relevé transversal et une mesure de débit à une résolution spatiale de 50 km, ce qui a permis d’effectuer 32 mesures au total à l’aide d’équipements tels que l’échosondeur, la station totale et l’ADCP.

Le projet sur l’échantillonnage des sédiments (les variations spatio-temporelles des matériaux particulaires dans le Bassin du Congo) dans le Bassin du Congo financé par l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (IAA) et hébergé par le CRENK vise à comprendre la dynamique des flux de matières dissoutes et particulaires, et le cycle du carbone dans le bassin du Congo. Il est mis en œuvre à travers un Consortium de l’Université de Kisangani, l’Institut Royal Belge des Sciences Naturelles de Belgique (Bruxelles), le Jardin Botanique National de Belgique (Meise) et le Musée Royal de l’Afrique Centrale (Tervuren).

La figure suivante montre les sites d’échantillonnage de Kisangani, Kivu, Oubangui, Kasai et Kinshasa qui ont été utilisés lors des vastes campagnes d’échantillonnage menées dans le cadre du projet en 2010 avec une fréquence mensuelle ou hebdomadaire. La campagne d’échantillonnage sur Kasai, Kwango et Kwilu est basée sur un vaste ensemble de données de carbone organique particulaire (COP), de phosphore organique particulaire (POP), de gaz (CO2, CH4, N2O), de matières totales en suspension (MTS), Matière (CDOM), Isotopes (2H, 18O) *, Nutriments (NO3, NO2, NH4, SRP, P total) et carbone organique dissous (COD).

Sites d’échantillonnage utilisés pour le projet réalisé en 2010

La présentation a également fourni un aperçu comparatif des études d’échantillonnage des sédiments dans le Bassin du Congo. Peu d’études ont abordé les conséquences des changements d’occupation des sols sur les milieux aquatiques dans le Bassin du Congo. Contrairement à de nombreuses études sur les rivières de l’Amazone, on en sait peu sur la biogéochimie du fleuve Congo. Avec cette justification, une étude a été réalisée et a présenté les résultats préliminaires. Il a noté des charges sédimentaires en suspension beaucoup plus élevées que la plupart d’autres sites étudiés dans le Bassin du Congo (20-120 mg L-1) avec une augmentation générale du débit annuel, etc. La présentation s’est terminée par la comparaison des résultats de l’étude avec ceux des précédentes.

Certains résultats obtenus à partir des études mentionnées ci-dessus ont également été présentés, comprenant : le chenal principal du fleuve Congo (Kisangani – Bumba) et ses affluents et sous-affluents; le fleuve Congo à Kisangani; le site de Kinshasa-Brazzaville; les sous-bassins du fleuve Congo; le bassin de la rivière Kasaï. Les données préliminaires de la rivière Kasaï donnent respectivement 44,0 mg/L et 2,181 mg/L comme valeurs de concentration de MTS et de COP. La distribution du carbone organique (CO) entre les fractions COP et COD montre une domination du COD pour les données préliminaires, le pourcentage de COT dérivé du COD étant égal à 70%.

Résultats sommaires des études sur les charges sédimentaires dans le Bassin du Congo.

Capacité institutionnelle et expérience de recherche des institutions partenaires de CRuHM (expérience locale, régionale, internationale, bassins fluviaux)

Le principal objectif de cette session était d’aider à identifier la force des institutions partenaires en termes de recherche et de renforcement des capacités et comment cela pourrait être utilisé pour contribuer à la mise en œuvre du projet CRuHM dans le Bassin du Congo.

La session sur le renforcement des capacités de recherche était dirigée par l’École de Médecine Tropicale de Liverpool (LSTM) et comprenait une présentation introductive de la mission et des activités menées par CRU dans le cadre de la mise en œuvre du projet RSDFID en Afrique. La figure ci-dessous donne un résumé des détails de la mission et des activités de CRU. Cette présentation introductive a ensuite été suivie de discussions interactives avec les participants à l’atelier; des entrevues avec des chercheurs principaux, des bénéficiaires de bourses de doctorat de CRuHM, des représentants des universités; et une évaluation de l’état des laboratoires et du matériel à l’Université de Kinshasa.

Résumé des missions et activités de l’Unité de Capacité de Recherche

Les discussions du groupe de travail ont porté sur les trois questions suivantes:

  1. Les attentes des parties prenantes par rapport au projet CRuHM ;
  2. Un cadre de collaboration sur les aspects liés à l’échange d’informations et de données, à la formation, à l’utilisation de l’équipement et au travail de terrain ;
  3. Moyens pour assurer la complémentarité et éviter la duplication des projets en cours dans le bassin.

Pour les chercheurs, les attentes étaient principalement liées à l’accès aux données et à la coopération avec les parties prenantes disponibles, tandis que pour les parties prenantes, leurs principales attentes concernaient le renforcement des capacités. La plupart des parties prenantes étaient très disposées à coopérer dans tous les domaines et ont aussi insisté sur la signature de mémorandum d’entente.

Concernant la complémentarité et la duplication, la qualité des données a été mise en garde. Mais il a également été noté que la science a plusieurs façons de faire les choses. Et la duplication pourrait être une bonne chose de sorte qu’un résultat pourrait être utilisé pour valider l’autre.

Chaque membre a eu l’occasion de faire ses remarques finales et l’atelier s’est terminé juste avant le déjeuner.

Les observations clés de la discussion comprennent :

  • La nécessité d’avoir un bon système de gestion des données hydrologiques pour éviter les conflits découlant souvent du chevauchement des responsabilités des agences chargées de la collecte et de la gestion des données hydrologiques et météorologiques dans de nombreux pays africains.
  • Un système de surveillance des ressources en eau bien établi peut aider à surveiller les événements hydrologiques extrêmes tels que les inondations et ainsi réduire les dommages.
  • Reconnaissance de la valeur économique des données hydrométéorologiques, pour maintenir l’équipement, en particulier dans les pays où l’effort gouvernemental n’est pas important.
  • La stabilité de certains sites de jaugeage utilisés par la RVF pose certains problèmes. Cela peut être encore exploré par les chercheurs.
  • Il ne faut pas oublier que l’utilisation de l’eau du Bassin du Congo pour l’irrigation n’est pas nulle. Actuellement, il y a quelques projets d’irrigation en cours à grande échelle.
  • Pour éviter le chevauchement des actions, le projet de navigation doit se connecter à d’autres partenaires travaillant sur le même sujet. Par exemple, l’Institut Géographique du Congo qui est en charge de la cartographie du paysage en RDC.
  • Pour assurer la durabilité des résultats du projet de navigation, un programme de renforcement des capacités est nécessaire pour que la RVF prenne en charge la continuité des actions. À ce stade, le lien avec les chercheurs sera utile pour que le projet puisse mettre en place un centre de traitement des données qui produira l’information nécessaire pour aider les utilisateurs du fleuve Congo, comme la navigation.
  • Pour les applications de génie civil, il est très important de tenir compte de la charge de fond lors de l’échantillonnage des sédiments en suspension. Avoir une base de données cohérente sur cet aspect contribuera certainement à la sécurité des structures hydrauliques. Les techniques d’échantillonnage sont établies en fonction des objectifs de recherche.
  • Il est nécessaire de mettre en place un mécanisme bien coordonné de partage des données entre les chercheurs du Bassin du Congo. Le gouvernement n’étant pas impliqué dans le processus (pas de financement pour la recherche), les ateliers (forums scientifiques) restent le cadre idéal pour le partage des données et des informations.

Pour se familiariser avec la réalité du travail de terrain sur le fleuve Congo, une reconnaissance de terrain a été organisée sur le tronçon du fleuve Congo compris entre Kinshasa et Maluku (30km).

Les membres du consortium pendant l’excursion de reconnaissance sur le fleuve Congo

La figure ci-haut montre les membres du consortium CRuHM pendant la reconnaissance sur le terrain, qui a été facilitée par la direction technique de la RVF.

L’atelier de lancement qui s’était tenu à Kinshasa du 04 au 08 juillet 2016 a impliqué plusieurs activités et a constitué une étape majeure dans la mise en œuvre du projet CRuHM. Les principales activités menées au cours de l’atelier de démarrage ont consisté en des réunions des parties prenantes, réunions du consortium et reconnaissance du terrain. Dans l’ensemble, l’atelier de lancement a mis en évidence les lacunes, les défis et les opportunités en ce qui concerne les objectifs de CRuHM. Les diverses présentations faites lors des séances plénières ont donné un aperçu des concepts, des approches, des données nécessaires et des outils applicables dans le domaine d’intérêt de CRuHM. Ces présentations ont donc permis d’établir une situation comparative afin d’identifier les lacunes et les défis dans le contexte de la mise en œuvre du projet Atelier de lancement du projet (Cercle Elais, du 04 au 7 Juillet 2016). Les défis de base comprennent un manque critique de données, la complexité du système de ressources en eau et l’éloignement du bassin. Les opportunités identifiées pour surmonter les défis prévus incluent des activités de terrain planifiées qui aideront à collecter des données de haute qualité, une expertise très forte et internationalement reconnue des institutions partenaires dans le domaine de la mise en œuvre du projet CRuHM, la disponibilité d’experts et des outils de modélisation adaptés à l’environnement du Bassin du Congo, et la collaboration avec des experts locaux et des services hydrologiques.

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